L’argumentaire

Voici les passages de l’encyclique sur lesquels nous nous appuyons, et la mise en relation avec la réalité locale.

Pour consulter l’encyclique en ligne : encyclique Laudato Si’.

Le bien commun
Justice et solidarité
Notre maison commune
Dialogue et transparence dans les processus de décision


Le bien commun

« Les habitants de cette planète ne sont pas faits pour vivre en étant toujours plus envahis par le ciment, l’asphalte, le verre et les métaux, privés du contact physique avec la nature. » LS 44

La recherche de la puissance par le nombre ne fait pas partie des valeurs évangéliques. La politique visant à augmenter chaque année de plus de 10 000 habitants l’agglomération vide les territoires d’origines de leurs habitants.

« Il y a trop d’intérêts particuliers, et très facilement l’intérêt économique arrive à prévaloir sur le bien commun et à manipuler l’information pour ne pas voir affectés ses projets. » LS 54

Les termes du contrat avec le concessionnaire illustrent bien cette prédominance de l’intérêt économique sur le bien commun.

« Pour que surgissent de nouveaux modèles de progrès nous devons « convertir le modèle de développement global», ce qui implique de réfléchir de manière responsable « sur le sens de l’économie et de ses objectifs, pour en corriger les dysfonctionnements et les déséquilibres ». Il ne suffit pas de concilier, en un juste milieu, la protection de la nature et le profit financier, ou la préservation de l’environnement et le progrès. Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l’effondrement. Il s’agit simplement de redéfinir le progrès. » LS 194

Afin d’éviter l’effondrement dont parle le pape, il nous faut choisir le progrès de l’homme et non la progression de la consommation. La conversion de notre modèle économique et non pas une transition qui rechercherait un juste milieu.

Justice et solidarité

« Mais aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres. » LS 49

La justice, c’est permettre aux plus pauvres de se développer. Notre mode de vie prélève le nécessaire des plus pauvres. Le développement de l’emploi – qui fait partie du bien commun – passe désormais par une réduction de la productivité horaire, un ralentissement de la production (LS 191) et le choix de technologies moins consommatrices en énergies fossiles.

« L’environnement est un bien collectif, patrimoine de toute l’humanité, sous la responsabilité de tous. Celui qui s’approprie quelque chose, c’est seulement pour l’administrer pour le bien de tous. Si nous ne le faisons pas, nous chargeons notre conscience du poids de nier l’existence des autres. Pour cette raison, les Évêques de Nouvelle Zélande se sont demandés ce que le commandement « tu ne tueras pas » signifie quand « vingt pour cent de la population mondiale consomment les ressources de telle manière qu’ils volent aux nations pauvres, et aux futures générations, ce dont elles ont besoin pour survivre ». »(LS 95 )

« C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties. Benoît XVI affirmait qu’« il est nécessaire que les sociétés technologiquement avancées soient disposées à favoriser des comportements plus sobres, réduisant leurs propres besoins d’énergie et améliorant les conditions de son utilisation ». » LS 193

Parier sur l’augmentation du trafic aérien est en totale contradiction avec les objectifs de justice sociale et environnementale.

Notre maison commune

« La disparition de forêts et d’autres végétations implique en même temps la disparition d’espèces qui pourraient être à l’avenir des ressources extrêmement importantes, non seulement pour l’alimentation, mais aussi pour la guérison de maladies et pour de multiples services. » LS 32

« Mais il ne suffit pas de penser aux différentes espèces seulement comme à d’éventuelles “ressources” exploitables, en oubliant qu’elles ont une valeur en elles-mêmes. » LS 33

Le site compte plus d’une centaine d’espèces protégées dont seules quatre feraient l’objet d’un transfert.

170 km de haies vont disparaître et ne seront pas recréées.

Dialogue et transparence dans les processus de décision

« Une étude de l’impact sur l’environnement ne devrait pas être postérieure à l’élaboration d’un projet de production ou d’une quelconque politique, plan ou programme à réaliser. Il faut qu’elle soit insérée dès le début, et élaborée de manière interdisciplinaire, transparente et indépendante de toute pression économique ou politique. […] 

Il est toujours nécessaire d’arriver à un consensus entre les différents acteurs sociaux, qui peuvent offrir des points de vue, des solutions et des alternatives différents. Mais à la table de discussion, les habitants locaux doivent avoir une place privilégiée, eux qui se demandent ce qu’ils veulent pour eux et pour leurs enfants, et qui peuvent considérer les objectifs qui transcendent l’intérêt économique immédiat. » LS 193

Les études réalisées sont lacunaires et non indépendantes. Le rapport réalisé pour étayer la déclaration d’utilité publique de 2007 n’est toujours pas public, malgré deux recours auprès de la commission d’accès aux documents administratifs.

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